Agir pour les personnes réfugiées en tant qu’entreprise ? C’est possible !

Publié le
18/2/2021
Par
Kiminta

Pour le second épisode de l’émission Time to Act, Emmanuel Bentejac, CEO de wenabi, recevait à son micro Elise Ginioux (membre du Comex et responsable RSE de Generali, présidente de The Human Safety Net), Fabien Toulmé (auteur de la bande dessinée à succès l'Odyssée d'Hakim) et Alice Barbe (auteure et CEO de l’ONG SINGA), pour parler de la manière dont les entreprises et leurs collaborateurs peuvent agir pour les personnes réfugiées. 

On vous propose un récap’ de l’épisode et un focus sur les 6 principaux conseils donnés par les invités.


Pourquoi agir ? 💡

Un impératif moral

Depuis 2015, le sujet de la migration est constamment abordé, les tragédies se succèdent et les initiatives de solidarité se multiplient. Pour Elise Ginioux, face à l’omniprésence du sujet, il est important pour le management « de s’inscrire dans ces problématiques qui sont d’actualité […] à un moment donné c’est un impératif moral pour l’entreprise de s’engager elle aussi. ».

Penser l’asile comme une richesse

Au-delà de l’urgence à réagir face à l’actualité, il est indispensable pour les entreprises d’aborder la question sous un nouveau narratif et d’envisager la migration comme une richesse, un atout, une opportunité d’échange. En effet, la plupart des personnes arrivées jusqu’à nous ont eu des parcours extrêmement intéressants et n’arrivent pas les mains vides mais avec un background riche.

En ouvrant certaines portes à des personnes aux parcours remarquables, en les accompagnant dans leurs projets, les entreprises et leurs collaborateurs peuvent contribuer à de véritables évolutions systémiques et à des changements palpables, concrets. Pour Alice Barbe « Que ce soit à travers l’économie, l’art, le secteur social […] en accompagnant des personnes qui sont issus de la migration. On leur permet de redessiner la manière dont on consomme, la manière dont on rêve, la manière dont on se cultive. ».

 

Comment agir ? 💪

Faire évoluer ses pratiques quotidiennes

Penser aux partenaires et sous-traitants solidaires 🤝

Sélectionner des sous-traitants qui sont des entreprises créées par des personnes réfugiées ou qui proposent du travail à des personnes réfugiées (comme Meet my Mama ou Kaoukab) est une façon de valoriser, encourager et soutenir directement ces initiatives.

Penser au recrutement 🔍

Façonner des systèmes de recrutements inclusifs en réfléchissant au mode de diffusion de ses offres d’emploi, en proposant des offres en plusieurs langues, en étant attentif aux parcours atypiques ou encore en se tournant vers des organismes qui aident les personnes réfugiées à retrouver un emploi (comme eachOne ou encore Kodiko).

Se former 🎓

Se sensibiliser à la question de l’exil en participant avec ses collaborateurs à des formations (comme « la fresque de la migration » imaginée par l’association Kabubu) peut être une étape déterminante dans la mise en place d’une culture d’entreprise inclusive et partagée par tous.  

Construire un programme d’engagement

« Il faut proposer aux gens non pas d’être aidés mais de s'épanouir, je pense qu’on peut renverser la donne et crée des vrais parcours de bonheur pas juste d'intégration » - Alice Barbe

Mais alors par où commencer ?

S’adapter aux principaux concernés : les personnes réfugiées 🌎

Pour un programme efficace, surtout ne jamais perdre de vue les bénéficiaires et plutôt que de chercher à deviner leurs besoins « dire « Quel est ton rêve ?  Qu’est-ce que tu as envie de créer » et là il y a un champ des possibles qui s’ouvre » (Alice Barbe). Les réfugiés ne sont pas une masse informe avec des attentes identiques, il faut s’assurer de développer des accompagnements adaptés aux individualités, aux envies, aux potentiels.


S’entourer d’experts 🙋

Pour Elise Ginioux, l’un des facteurs clé du succès d’un programme d’engagement auprès des réfugiés est de faire preuve d’humilité et de s’entourer de sachants. Le programme porté par la fondation The Human Safety Net travaille, par exemple, main dans la main avec Singa, eachOne ou encore La Ruche pour construire ses programmes. 

Inclure les collaborateurs 👌

De la construction du programme au choix des partenaires en passant par la mobilisation sur des missions concrètes : un programme d’engagement réussi implique les collaborateurs à toutes les étapes clés de sa construction. Le groupe Generali a, par exemple, lancé une campagne de votes pour permettre à ses collaborateurs de choisir les thématiques qui devront être abordées par les programmes de la fondation.

Concernant les missions concrètes que les collaborateurs peuvent effectuer, elles sont nombreuses et, comme en témoigne Elise Ginioux, « parfois seulement quelques heures par mois peuvent suffire pour accompagner ou guider une personne ».

En voici quelques exemples : 

  • Devenez mentor d’une personne réfugiée et accompagnez-la dans son projet professionnel pendant 3 mois avec le programme eachOne
  • Animez un atelier d’informatique 2h par semaine avec l’association Konexio
  • Formez un binôme salarié-réfugié au sein de l’association Kodiko et aidez une personne réfugiée à trouver un emploi 
  • Avec la Maison Gaïa du Groupe SOS, proposez du soutien scolaire à de jeunes mineurs isolés étrangers
  • Accompagnez un entrepreneur réfugié avec Singa 

Et les retours sont extrêmement positifs !  

Non seulement la rencontre permet un changement de regard sur le monde de l’asile mais c’est également pour les collaborateurs « une émulation intellectuelle parce que pour certains ils participent à une aventure entrepreneuriale et c'est toujours très excitant ». (Elise Ginioux, Time to Act, juin 2021)

D’un point de vue purement managériale/employeur branding, ce genre d’initiatives contribuent également très fortement à la fidélisation de ses salariés et à la construction d’un sentiment de fierté : « le collaborateur est fier d’avoir un job qui est, d’une part intéressant, mais qui en plus lui permet de soutenir une cause qui lui tient à cœur ». (Elise Ginioux, Time to Act, juin 2021).


Vous souhaitez être accompagné.e.s dans la mise en place de votre programme ? 👉 On s'en occupe !

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18/2/2021
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Kiminta

Pour le second épisode de l’émission Time to Act, Emmanuel Bentejac, CEO de wenabi, recevait à son micro Elise Ginioux (membre du Comex et responsable RSE de Generali, présidente de The Human Safety Net), Fabien Toulmé (auteur de la bande dessinée à succès l'Odyssée d'Hakim) et Alice Barbe (auteure et CEO de l’ONG SINGA), pour parler de la manière dont les entreprises et leurs collaborateurs peuvent agir pour les personnes réfugiées. 

On vous propose un récap’ de l’épisode et un focus sur les 6 principaux conseils donnés par les invités.


Pourquoi agir ? 💡

Un impératif moral

Depuis 2015, le sujet de la migration est constamment abordé, les tragédies se succèdent et les initiatives de solidarité se multiplient. Pour Elise Ginioux, face à l’omniprésence du sujet, il est important pour le management « de s’inscrire dans ces problématiques qui sont d’actualité […] à un moment donné c’est un impératif moral pour l’entreprise de s’engager elle aussi. ».

Penser l’asile comme une richesse

Au-delà de l’urgence à réagir face à l’actualité, il est indispensable pour les entreprises d’aborder la question sous un nouveau narratif et d’envisager la migration comme une richesse, un atout, une opportunité d’échange. En effet, la plupart des personnes arrivées jusqu’à nous ont eu des parcours extrêmement intéressants et n’arrivent pas les mains vides mais avec un background riche.

En ouvrant certaines portes à des personnes aux parcours remarquables, en les accompagnant dans leurs projets, les entreprises et leurs collaborateurs peuvent contribuer à de véritables évolutions systémiques et à des changements palpables, concrets. Pour Alice Barbe « Que ce soit à travers l’économie, l’art, le secteur social […] en accompagnant des personnes qui sont issus de la migration. On leur permet de redessiner la manière dont on consomme, la manière dont on rêve, la manière dont on se cultive. ».

 

Comment agir ? 💪

Faire évoluer ses pratiques quotidiennes

Penser aux partenaires et sous-traitants solidaires 🤝

Sélectionner des sous-traitants qui sont des entreprises créées par des personnes réfugiées ou qui proposent du travail à des personnes réfugiées (comme Meet my Mama ou Kaoukab) est une façon de valoriser, encourager et soutenir directement ces initiatives.

Penser au recrutement 🔍

Façonner des systèmes de recrutements inclusifs en réfléchissant au mode de diffusion de ses offres d’emploi, en proposant des offres en plusieurs langues, en étant attentif aux parcours atypiques ou encore en se tournant vers des organismes qui aident les personnes réfugiées à retrouver un emploi (comme eachOne ou encore Kodiko).

Se former 🎓

Se sensibiliser à la question de l’exil en participant avec ses collaborateurs à des formations (comme « la fresque de la migration » imaginée par l’association Kabubu) peut être une étape déterminante dans la mise en place d’une culture d’entreprise inclusive et partagée par tous.  

Construire un programme d’engagement

« Il faut proposer aux gens non pas d’être aidés mais de s'épanouir, je pense qu’on peut renverser la donne et crée des vrais parcours de bonheur pas juste d'intégration » - Alice Barbe

Mais alors par où commencer ?

S’adapter aux principaux concernés : les personnes réfugiées 🌎

Pour un programme efficace, surtout ne jamais perdre de vue les bénéficiaires et plutôt que de chercher à deviner leurs besoins « dire « Quel est ton rêve ?  Qu’est-ce que tu as envie de créer » et là il y a un champ des possibles qui s’ouvre » (Alice Barbe). Les réfugiés ne sont pas une masse informe avec des attentes identiques, il faut s’assurer de développer des accompagnements adaptés aux individualités, aux envies, aux potentiels.


S’entourer d’experts 🙋

Pour Elise Ginioux, l’un des facteurs clé du succès d’un programme d’engagement auprès des réfugiés est de faire preuve d’humilité et de s’entourer de sachants. Le programme porté par la fondation The Human Safety Net travaille, par exemple, main dans la main avec Singa, eachOne ou encore La Ruche pour construire ses programmes. 

Inclure les collaborateurs 👌

De la construction du programme au choix des partenaires en passant par la mobilisation sur des missions concrètes : un programme d’engagement réussi implique les collaborateurs à toutes les étapes clés de sa construction. Le groupe Generali a, par exemple, lancé une campagne de votes pour permettre à ses collaborateurs de choisir les thématiques qui devront être abordées par les programmes de la fondation.

Concernant les missions concrètes que les collaborateurs peuvent effectuer, elles sont nombreuses et, comme en témoigne Elise Ginioux, « parfois seulement quelques heures par mois peuvent suffire pour accompagner ou guider une personne ».

En voici quelques exemples : 

  • Devenez mentor d’une personne réfugiée et accompagnez-la dans son projet professionnel pendant 3 mois avec le programme eachOne
  • Animez un atelier d’informatique 2h par semaine avec l’association Konexio
  • Formez un binôme salarié-réfugié au sein de l’association Kodiko et aidez une personne réfugiée à trouver un emploi 
  • Avec la Maison Gaïa du Groupe SOS, proposez du soutien scolaire à de jeunes mineurs isolés étrangers
  • Accompagnez un entrepreneur réfugié avec Singa 

Et les retours sont extrêmement positifs !  

Non seulement la rencontre permet un changement de regard sur le monde de l’asile mais c’est également pour les collaborateurs « une émulation intellectuelle parce que pour certains ils participent à une aventure entrepreneuriale et c'est toujours très excitant ». (Elise Ginioux, Time to Act, juin 2021)

D’un point de vue purement managériale/employeur branding, ce genre d’initiatives contribuent également très fortement à la fidélisation de ses salariés et à la construction d’un sentiment de fierté : « le collaborateur est fier d’avoir un job qui est, d’une part intéressant, mais qui en plus lui permet de soutenir une cause qui lui tient à cœur ». (Elise Ginioux, Time to Act, juin 2021).


Vous souhaitez être accompagné.e.s dans la mise en place de votre programme ? 👉 On s'en occupe !

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Kiminta

Pour le second épisode de l’émission Time to Act, Emmanuel Bentejac, CEO de wenabi, recevait à son micro Elise Ginioux (membre du Comex et responsable RSE de Generali, présidente de The Human Safety Net), Fabien Toulmé (auteur de la bande dessinée à succès l'Odyssée d'Hakim) et Alice Barbe (auteure et CEO de l’ONG SINGA), pour parler de la manière dont les entreprises et leurs collaborateurs peuvent agir pour les personnes réfugiées. 

On vous propose un récap’ de l’épisode et un focus sur les 6 principaux conseils donnés par les invités.


Pourquoi agir ? 💡

Un impératif moral

Depuis 2015, le sujet de la migration est constamment abordé, les tragédies se succèdent et les initiatives de solidarité se multiplient. Pour Elise Ginioux, face à l’omniprésence du sujet, il est important pour le management « de s’inscrire dans ces problématiques qui sont d’actualité […] à un moment donné c’est un impératif moral pour l’entreprise de s’engager elle aussi. ».

Penser l’asile comme une richesse

Au-delà de l’urgence à réagir face à l’actualité, il est indispensable pour les entreprises d’aborder la question sous un nouveau narratif et d’envisager la migration comme une richesse, un atout, une opportunité d’échange. En effet, la plupart des personnes arrivées jusqu’à nous ont eu des parcours extrêmement intéressants et n’arrivent pas les mains vides mais avec un background riche.

En ouvrant certaines portes à des personnes aux parcours remarquables, en les accompagnant dans leurs projets, les entreprises et leurs collaborateurs peuvent contribuer à de véritables évolutions systémiques et à des changements palpables, concrets. Pour Alice Barbe « Que ce soit à travers l’économie, l’art, le secteur social […] en accompagnant des personnes qui sont issus de la migration. On leur permet de redessiner la manière dont on consomme, la manière dont on rêve, la manière dont on se cultive. ».

 

Comment agir ? 💪

Faire évoluer ses pratiques quotidiennes

Penser aux partenaires et sous-traitants solidaires 🤝

Sélectionner des sous-traitants qui sont des entreprises créées par des personnes réfugiées ou qui proposent du travail à des personnes réfugiées (comme Meet my Mama ou Kaoukab) est une façon de valoriser, encourager et soutenir directement ces initiatives.

Penser au recrutement 🔍

Façonner des systèmes de recrutements inclusifs en réfléchissant au mode de diffusion de ses offres d’emploi, en proposant des offres en plusieurs langues, en étant attentif aux parcours atypiques ou encore en se tournant vers des organismes qui aident les personnes réfugiées à retrouver un emploi (comme eachOne ou encore Kodiko).

Se former 🎓

Se sensibiliser à la question de l’exil en participant avec ses collaborateurs à des formations (comme « la fresque de la migration » imaginée par l’association Kabubu) peut être une étape déterminante dans la mise en place d’une culture d’entreprise inclusive et partagée par tous.  

Construire un programme d’engagement

« Il faut proposer aux gens non pas d’être aidés mais de s'épanouir, je pense qu’on peut renverser la donne et crée des vrais parcours de bonheur pas juste d'intégration » - Alice Barbe

Mais alors par où commencer ?

S’adapter aux principaux concernés : les personnes réfugiées 🌎

Pour un programme efficace, surtout ne jamais perdre de vue les bénéficiaires et plutôt que de chercher à deviner leurs besoins « dire « Quel est ton rêve ?  Qu’est-ce que tu as envie de créer » et là il y a un champ des possibles qui s’ouvre » (Alice Barbe). Les réfugiés ne sont pas une masse informe avec des attentes identiques, il faut s’assurer de développer des accompagnements adaptés aux individualités, aux envies, aux potentiels.


S’entourer d’experts 🙋

Pour Elise Ginioux, l’un des facteurs clé du succès d’un programme d’engagement auprès des réfugiés est de faire preuve d’humilité et de s’entourer de sachants. Le programme porté par la fondation The Human Safety Net travaille, par exemple, main dans la main avec Singa, eachOne ou encore La Ruche pour construire ses programmes. 

Inclure les collaborateurs 👌

De la construction du programme au choix des partenaires en passant par la mobilisation sur des missions concrètes : un programme d’engagement réussi implique les collaborateurs à toutes les étapes clés de sa construction. Le groupe Generali a, par exemple, lancé une campagne de votes pour permettre à ses collaborateurs de choisir les thématiques qui devront être abordées par les programmes de la fondation.

Concernant les missions concrètes que les collaborateurs peuvent effectuer, elles sont nombreuses et, comme en témoigne Elise Ginioux, « parfois seulement quelques heures par mois peuvent suffire pour accompagner ou guider une personne ».

En voici quelques exemples : 

  • Devenez mentor d’une personne réfugiée et accompagnez-la dans son projet professionnel pendant 3 mois avec le programme eachOne
  • Animez un atelier d’informatique 2h par semaine avec l’association Konexio
  • Formez un binôme salarié-réfugié au sein de l’association Kodiko et aidez une personne réfugiée à trouver un emploi 
  • Avec la Maison Gaïa du Groupe SOS, proposez du soutien scolaire à de jeunes mineurs isolés étrangers
  • Accompagnez un entrepreneur réfugié avec Singa 

Et les retours sont extrêmement positifs !  

Non seulement la rencontre permet un changement de regard sur le monde de l’asile mais c’est également pour les collaborateurs « une émulation intellectuelle parce que pour certains ils participent à une aventure entrepreneuriale et c'est toujours très excitant ». (Elise Ginioux, Time to Act, juin 2021)

D’un point de vue purement managériale/employeur branding, ce genre d’initiatives contribuent également très fortement à la fidélisation de ses salariés et à la construction d’un sentiment de fierté : « le collaborateur est fier d’avoir un job qui est, d’une part intéressant, mais qui en plus lui permet de soutenir une cause qui lui tient à cœur ». (Elise Ginioux, Time to Act, juin 2021).


Vous souhaitez être accompagné.e.s dans la mise en place de votre programme ? 👉 On s'en occupe !

Dossier

No items found.
Etude

Agir pour les personnes réfugiées en tant qu’entreprise ? C’est possible !

Le second épisode de l’émission Time to Act by wenabi s'est concentré sur la manière dont les entreprises et leurs collaborateurs peuvent agir pour les personnes réfugiées. On vous propose un récap’ de l’épisode et un focus sur les 6 principaux conseils donnés par les invités.

Pour le second épisode de l’émission Time to Act, Emmanuel Bentejac, CEO de wenabi, recevait à son micro Elise Ginioux (membre du Comex et responsable RSE de Generali, présidente de The Human Safety Net), Fabien Toulmé (auteur de la bande dessinée à succès l'Odyssée d'Hakim) et Alice Barbe (auteure et CEO de l’ONG SINGA), pour parler de la manière dont les entreprises et leurs collaborateurs peuvent agir pour les personnes réfugiées. 

On vous propose un récap’ de l’épisode et un focus sur les 6 principaux conseils donnés par les invités.


Pourquoi agir ? 💡

Un impératif moral

Depuis 2015, le sujet de la migration est constamment abordé, les tragédies se succèdent et les initiatives de solidarité se multiplient. Pour Elise Ginioux, face à l’omniprésence du sujet, il est important pour le management « de s’inscrire dans ces problématiques qui sont d’actualité […] à un moment donné c’est un impératif moral pour l’entreprise de s’engager elle aussi. ».

Penser l’asile comme une richesse

Au-delà de l’urgence à réagir face à l’actualité, il est indispensable pour les entreprises d’aborder la question sous un nouveau narratif et d’envisager la migration comme une richesse, un atout, une opportunité d’échange. En effet, la plupart des personnes arrivées jusqu’à nous ont eu des parcours extrêmement intéressants et n’arrivent pas les mains vides mais avec un background riche.

En ouvrant certaines portes à des personnes aux parcours remarquables, en les accompagnant dans leurs projets, les entreprises et leurs collaborateurs peuvent contribuer à de véritables évolutions systémiques et à des changements palpables, concrets. Pour Alice Barbe « Que ce soit à travers l’économie, l’art, le secteur social […] en accompagnant des personnes qui sont issus de la migration. On leur permet de redessiner la manière dont on consomme, la manière dont on rêve, la manière dont on se cultive. ».

 

Comment agir ? 💪

Faire évoluer ses pratiques quotidiennes

Penser aux partenaires et sous-traitants solidaires 🤝

Sélectionner des sous-traitants qui sont des entreprises créées par des personnes réfugiées ou qui proposent du travail à des personnes réfugiées (comme Meet my Mama ou Kaoukab) est une façon de valoriser, encourager et soutenir directement ces initiatives.

Penser au recrutement 🔍

Façonner des systèmes de recrutements inclusifs en réfléchissant au mode de diffusion de ses offres d’emploi, en proposant des offres en plusieurs langues, en étant attentif aux parcours atypiques ou encore en se tournant vers des organismes qui aident les personnes réfugiées à retrouver un emploi (comme eachOne ou encore Kodiko).

Se former 🎓

Se sensibiliser à la question de l’exil en participant avec ses collaborateurs à des formations (comme « la fresque de la migration » imaginée par l’association Kabubu) peut être une étape déterminante dans la mise en place d’une culture d’entreprise inclusive et partagée par tous.  

Construire un programme d’engagement

« Il faut proposer aux gens non pas d’être aidés mais de s'épanouir, je pense qu’on peut renverser la donne et crée des vrais parcours de bonheur pas juste d'intégration » - Alice Barbe

Mais alors par où commencer ?

S’adapter aux principaux concernés : les personnes réfugiées 🌎

Pour un programme efficace, surtout ne jamais perdre de vue les bénéficiaires et plutôt que de chercher à deviner leurs besoins « dire « Quel est ton rêve ?  Qu’est-ce que tu as envie de créer » et là il y a un champ des possibles qui s’ouvre » (Alice Barbe). Les réfugiés ne sont pas une masse informe avec des attentes identiques, il faut s’assurer de développer des accompagnements adaptés aux individualités, aux envies, aux potentiels.


S’entourer d’experts 🙋

Pour Elise Ginioux, l’un des facteurs clé du succès d’un programme d’engagement auprès des réfugiés est de faire preuve d’humilité et de s’entourer de sachants. Le programme porté par la fondation The Human Safety Net travaille, par exemple, main dans la main avec Singa, eachOne ou encore La Ruche pour construire ses programmes. 

Inclure les collaborateurs 👌

De la construction du programme au choix des partenaires en passant par la mobilisation sur des missions concrètes : un programme d’engagement réussi implique les collaborateurs à toutes les étapes clés de sa construction. Le groupe Generali a, par exemple, lancé une campagne de votes pour permettre à ses collaborateurs de choisir les thématiques qui devront être abordées par les programmes de la fondation.

Concernant les missions concrètes que les collaborateurs peuvent effectuer, elles sont nombreuses et, comme en témoigne Elise Ginioux, « parfois seulement quelques heures par mois peuvent suffire pour accompagner ou guider une personne ».

En voici quelques exemples : 

  • Devenez mentor d’une personne réfugiée et accompagnez-la dans son projet professionnel pendant 3 mois avec le programme eachOne
  • Animez un atelier d’informatique 2h par semaine avec l’association Konexio
  • Formez un binôme salarié-réfugié au sein de l’association Kodiko et aidez une personne réfugiée à trouver un emploi 
  • Avec la Maison Gaïa du Groupe SOS, proposez du soutien scolaire à de jeunes mineurs isolés étrangers
  • Accompagnez un entrepreneur réfugié avec Singa 

Et les retours sont extrêmement positifs !  

Non seulement la rencontre permet un changement de regard sur le monde de l’asile mais c’est également pour les collaborateurs « une émulation intellectuelle parce que pour certains ils participent à une aventure entrepreneuriale et c'est toujours très excitant ». (Elise Ginioux, Time to Act, juin 2021)

D’un point de vue purement managériale/employeur branding, ce genre d’initiatives contribuent également très fortement à la fidélisation de ses salariés et à la construction d’un sentiment de fierté : « le collaborateur est fier d’avoir un job qui est, d’une part intéressant, mais qui en plus lui permet de soutenir une cause qui lui tient à cœur ». (Elise Ginioux, Time to Act, juin 2021).


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